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Interview – Ingénieur Mécanique en temps de crise !
Posté le 24th juin 2009 4 commentaires
Nous vous présentons aujourd’hui, Vincent K., jeune ingénieur en mécanique, d’origine ivoirienne et âgé de 26 ans, en poste dans une grande société de service en ingénierie informatique (SSII) à Paris. Il nous fait une ébauche de son parcours et nous donne sa vision de l’impact de la crise sur l’emploi dans le milieu de l’automobile.Quel a été ton parcours pour être ingénieur en mécanique spécialisé dans l’automobile ?
Mon parcours reste assez classique dans l’ensemble, j’ai obtenu un DEUG Sciences et Technologies pour l’Ingénieur à la faculté du Havre, puis j’ai intégré la filière Génie Mécanique de l’Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse.
Je voulais intégrer une école bien classée et qui me permette d’acquérir les compétences adéquates au statut d’ingénieur. Ainsi, J’ai obtenu un diplôme d’ingénieur en mécanique option systèmes technologiques complexes.
A l’issue de cette formation, J’ai obtenu mon stage de fin d’étude chez Renault, un mois et 1/2 avant la date d’échéance, puis mon contrat de travail un mois après l’obtention de mon diplôme d’ingénieur. (Réf : année 2007)
Ton stage était il un pré-embauche ?
Non ce n’était pas un stage de pré-embauche, en plus il y avait un gel des embauches.
Quel a été le critère prédominant dans ta recherche d’emploi ?
Les critères prédominants étaient la nature du projet et l’entité dans laquelle je devais effectuer ma première mission et la durée, qui se devait être assez longue pour me permettre d’acquérir un maximum d’expérience.
En quoi consiste aujourd’hui ton activité ?
Aujourd’hui, j’acquière des compétences dans l’audit énergétique, l’efficacité énergétique et le Développement Durable qui sont des éléments à prendre dorénavant en considération dans le déroulement d’un projet.
Que penses-tu de l’impact de la crise sur vos métiers ?
La crise a eu un impact certain sur la partie automobile de la société dans laquelle je suis embauchée. Cela a entrainé la fin d’environ 500 projets et conduit 500 consultants en inter-projets. Mais ce déficit a été jusqu’à présent absorbé par l’ensemble du groupe, par la mise en place de formation, par la réorientation de certains consultants dans les métiers de l’énergie, de l’aéronautique, de la santé, de l’informatique.
Il semble que l’activité automobile commence à reprendre, mais il faut rester prudent car bon nombre de personnes se posent des questions sur l’avenir de l’automobile en France.Articles récents, Les métiers au microscope, Les témoignages de professionnels Emploi, entreprises, jeunes, Métier4 réponses à “Interview – Ingénieur Mécanique en temps de crise !”

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Bonjour, j’aurais aimé connaître la fourchette de salaire pour un débutant dans le domaine de Vincent… 28 keuros à 32 keuros?
De plus, l’environnement devient un enjeu essentiel pour toutes les industries et en particulier l’automobile, Vincent s’en rend-il compte sur le terrain? -
Vincent 25th juin 2009 à 23:52
La fourchette de salaire est un peu plus large, tout dépends de tes talents de négociateurs, de la société, du besoin au moment de ta candidature,et plein d’autres critères. Mais je dirais que chez nous ça va de 31K à 36K.
Concernant la prise en compte de l’environnement, c et déjà le cas avec les normes européennes imposées au constructeurs automobiles, mais le véritable challenge serait de passer à une nouvelle source d’énergie capable de remplacer le carburant.
Cependant, il faut savoir que le développement durable ne prends pas en compte que l’environnement, mais aussi l’économie et le social. -
Est ce que tu conseillerais à des personnes à se lancer dans la mécanique liée à l’automobile durant ces deux futurs années ? Quelle a été le message au sein de ton entreprise vis à vis de ce secteur d’activité ?
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Vincent 26th juin 2009 à 14:04
Salut Fred,
il n’y a pas de mécanique propre à l’automobile, la seule façon d’être spécialisé en moteurs thermiques, en contrôle moteur ou tout autre spécificité du monde automobile; est de faire un troisième cycle dans une école telle que l’ENSPM. Ce qui n est pas mon cas, et ce qui ne fait pas de moi un spécialiste de l’automobile.
L’avantage d’avoir fait une filière comme la mécanique en école d’ingénieur, c est que tu peux l’appliquer au secteur aéronautique, automobile, de l’énergie et même du médical.
Alors je conseillerais à quelqu’un qui aime la mécanique d’y aller, mais en ce qui concerne la spécialisation en automobile, c est comme tout 3e cycle, il faut bien y réfléchir, l’automobile telle qu’on la connait est en train de changer.
En ce qui concerne mon entreprise, l’entité automobile existe toujours, bien qu’il y ait actuellement très peu de projets.La tendance actuelle est à la réduction des effectifs dans l’entité automobile.
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jayside 25th juin 2009 à 18:27