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Exclusivité – Entretien avec M. AKOI, Président du CG de Grand Bassam (Côte d’Ivoire)
Posté le 27th juin 2009 2 commentaires
Exemple de l’importance du réseau : un des membres d’Afrique Intellect a eu la surprise il y a 2 semaines de croiser M. AKOI Innocent, Président du Conseil Général de Grand Bassam, département à l’Est d’Abidjan. Il a saisi cette occasion pour demander un entretien que M. AKOI nous a accordé avec plaisir au sein des locaux de la pépinière d’entreprise Théogone de Toulouse. Il évoque pour Afrique Intellect les thèmes de l’emploi, du développement économique dans son département, son pays et son continent.Pourriez-vous nous présenter en quelques mots votre parcours?
Je suis né dans le département de Grand Bassam. Par chance, je n’ai pas été obligé de quitter la Côte d’Ivoire pour pouvoir suivre mes études dans le domaine de l’enseignement. J’ai fait une partie de mes études à Grand Bassam, une autre à Bouaké. Par la suite, je suis revenu à Grand Bassam (1987).
Après quelques années dans l’enseignement, je suis retourné à l’agriculture suite à requête parentale. Nous cultivions de l’ananas. J’ai par la suite pris la tête d’une coopérative. Grâce à cette activité, je me suis fait des contacts en Côte d’Ivoire et à l’étranger. C’est ainsi que je suis entré dans l’univers de la politique pour encore plus contribuer au développement de ma région et de mon pays.
Quels sont les chiffres clé du département de Grand Bassam?
200 000 habitants dont 70% sont des jeunes, 3 sous-préfectures et 5 communes.
Quels sont les secteurs clé de l’économie de Grand Bassam?
Le premier est l’agriculture. Ce secteur est le secteur historique d’activité chez nous. Mais aujourd’hui les jeunes sont de plus en plus intéressés par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).
Qu’est ce qui caractérise l’emploi des jeunes dans votre département?
La zone urbaine constitue 10% du territoire donc les jeunes de cette zone sont concernés par les problématiques de chômage presque avant même celles de santé. C’est le contraire dans les zones rurales car bien souvent on y est agriculteur de père en fils. Il existe des secteurs porteurs pour les jeunes dont le tourisme. Mais il s’agit là en l’occurence d’un domaine demandant un peu de patience pour récolter le fruit des efforts fournis. Et c’est cette patience qui manque à nos jeunes aujourd’hui.
Quelles sont leurs plus grandes difficultés?
Le manque de financement de leurs projets. En effet, je me bats tous les jours pour donner à nos jeunes le sens de l’initiative. Nous avons mis en place un système de micro-crédit mais il faut plus que cela. Cela ne m’enchante pas que nous ayions du mal par exemple à sortir de l’agriculture traditionnelle et transformer nos produits en leur apportant une valeur ajoutée. Je prends pour exemple les chips de banane plantain venant … du Costa Rica qui pourraient venir de chez nous.
Que faites-vous pour les aider à s’en sortir? Vers quelles voies se dirigent-ils?
Nous souhaitons aujourd’hui clairement former une génération d’entrepreneurs, d’où ma visite dans la pépinière d’entreprise aujourd’hui. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons créé une zone franche TIC et biotechnologie dans la ville de Grand Bassam. Nous encourageons ainsi les créateurs d’entreprise à travers notamment une politique de défiscalisation.
Votre position vous permet d’avoir une vue globale de ce qui se passe dans le pays. Quelles ont été les conséquences économiques de la crise politique qui a secoué le pays ces dernières années?
Le pays a connu effectivement des difficultés qui ont eu pour impact au niveau de Grand Bassam de devoir faire face à un afflût de population souhaitant fuir les zones de tension. Nous sommes arrivés à nous en sortir et certains sont aujourd’hui retournés chez eux, d’autres ont préféré rester et sont totalement assimilés désormais. Nous regardons donc maintenant vers l’avenir.
Merci pour votre accueil au nom des femmes et hommes d’Afrique Intellect
Merci à vous de garder un intérêt pour ce qui se passe dans vos pays. Je vous rencontrerai volontiers lors de mon prochain séjour.
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Je comprends l’attrait de nos jeunes pour les NTIC. Mais je pense qu’il reste encore pas mal d’innovation chez nous à faire dans le domaine agroalimentaire. On a beaucoup tendance à voir nos paysans comme justement des “broussards”, pourtant des géants comme Danone se sont construits grâce aux paysans européens, pourquoi est-il si difficile pour nous d’innover avec nos produits locaux?
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karine koudou 10th août 2009 à 10:39
bonjours je suis une jeune ivoirienne vivant a paris je ne suis pas originaire de bassam mais j aime beaucoup cette ville car elle regorge des attractions naturelles qui permettent de s evader c est formidable j aimerai vraiment monsieur le president que vous et vous les dirigeants vous donniez a bassam l image qu elle merite en la developpant jusqu au vous pouvez en y faisant participer la jeunesse car eensemble tout est possible
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jayside 28th juin 2009 à 17:22