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Les Sociétés de Services en Ingénierie Informatique font elles encore rêver?
Posté le 4th août 2009 2 commentaires
Une SSII est une société de services spécialisée en ingénierie informatique. Comme les autres entreprises de services, les SSII sont rattachées au secteur tertiaire dans la comptabilité nationale.En France, la plupart des SSII sont associées à la catégorie Conseil en systèmes informatiques qui englobe un vaste univers d’activité allant du développement de logiciel à la demande, à la fourniture d’ingénieur en régie. L’activité des SSII se répartie comme suite :
- Ile de France : 39 %
- Sud-Est : 22 %
- Nord-Est : 17 %
- Nord-Ouest : 12 %
- Sud-Ouest : 10 %
Sources : 2009 compuBase
Selon une étude publiée par le cabinet Gartner en mai 2008, les services informatiques (SSII, éditions logiciels, maintenance…) représentent un chiffre d’affaires de 748 milliards de dollars dans le monde.
Les trois grandes activités des SSII sont généralement : le conseil, l’intégration de système, et l’infogérance. Les autres activités sont soit plus faibles, soit intégrées dans ces grandes branches. Les SSII se distinguent par le degré d’intégration du travail individuel de chaque employé ou de l’entreprise dans le service qu’elle rend à chacun de ses clients, et présentent des avantages pour les employés :
- Travail sur des projets et des technologies variés, souvent dans des domaines de pointe ;
- Collaboration avec des intervenants différents ;
- Formation aux méthodes de gestion de projet ;
- Apprentissage du travail en mode projet.
Alors qu’à l’étranger les SSII véhiculent une image à forte valeur ajoutée de par l’expertise pointue qu’elles peuvent apporter, en France celles-ci jouent principalement le rôle d’agence intérimaire, et sont un vecteur probant de la précarisation du métier d’informaticien.
En effet, en dépit de l’utilisation massive du CDI, le travail dans les SSII est parfois jugé relativement précaire ou ingrat, en raison notamment des nombreux licenciements de collaborateurs (licenciements souvent abusifs menés en période d’intercontrat), des incertitudes en matière d’intérêt du travail et d’évolution de carrière (dépendance totale avec les missions négociées par les commerciaux), de la dispersion des employés, de clauses du contrat de travail telles que la mobilité, etc. Le taux de départ volontaire des employés (turnover), généralement compris entre 10 % et 20 % par an dans ces sociétés, est un bon indicateur de la qualité de la vie dans ces entreprises.
Par ailleurs, selon une étude de Guillaume Tell Tendances, les collaborateurs en poste jugent, à 51 %, leur secteur peu attrayant, et 19 % souhaiteraient même ne plus avoir à travailler en SSII. Les salariés ne remettent pas en cause l’intérêt des missions ni le dynamisme ou la créativité du marché. En revanche, ils rejettent les valeurs véhiculées par les SSII. Ces dernières n’offrent pas de sécurité de l’emploi pour 85 % d’entre eux, de considération sociale (74 %), d’opportunités d’évolution interne (59 %) ou d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (83 %). « Deux ans après leur embauche, les salariés font généralement le bilan. Les promesses non tenues engendrent des frustrations, voire des désillusions », observe Paul-Marie Chaumont, directeur de Guillaume Tell Tendances.
Avec respectivement 15 % et 22 % d’opinions négatives, les étudiants et les demandeurs d’emploi n’en sont pas là et accordent encore du crédit au secteur, tout en restant sur leur garde. « Ils souhaitent rejoindre une SSII plus par opportunisme que par vocation, les sociétés de services étant parmi les seules à recruter actuellement. » Cette vigilance se traduit dans les critères de choix d’un employeur. Les valeurs humanistes, comme l’ouverture d’esprit et un bon management, priment sur les performances de la société. De peur de tomber dans le moule des grandes sociétés, plus d’un tiers des étudiants et des demandeurs d’emploi seraient ainsi prêts à travailler en PME.
Pour conclure, la mauvaise image générale du secteur doit être tempérée acteur par acteur, et les candidats potentiels ne mettent pas toutes les SSII à la même enseigne. Unilog et Accenture s’en sortent bien. La communication et la politique de recrutement de la première, les salaires et les perspectives de carrières proposées par la seconde sont plébiscités. Altran figure, en revanche, en tête de la liste noire des employeurs à fuir. Capgemini arrive juste après, mais sa taille la rend incontournable.
En somme, il faut savoir raison garder et séparer le bon grain de l’ivraie.
Afrique Intellect, REinventons le RESEAU .
2 réponses à “Les Sociétés de Services en Ingénierie Informatique font elles encore rêver?”

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Eh ben vous n’y allez pas par le dos de la cuillère. Il est vrai que l’adage en France veut que les SSII soient des “mangeurs de compétences”.Mais on en voit l’importance en temps de crise car ces “ogres” se révèlent être un des boucliers contre le krach total.Ma question s’adresse aux personnes habitants en dehors de la France : comment percevez-vous ces sociétés dans vos pays de résidence respectifs?
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Pour moi je ne crois pas que les SSII soient de véritable bouclier. Contrairement aux états-Unis ou tous les chiffres (presque
) sont annoncés, en France on ne dit pas tous les plans de départ volontaire qui sont mis en place… Quoiqu’il en soit le plus important c’est d’avoir un boulot
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jayside 6th août 2009 à 00:43