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Chroniques d’un séjour en terre africaine (partie 2/3)
Posté le 27th août 2009 3 commentaires
Le Mali compte aujourd’hui près de 12 millions d’âmes, dont 2 millions à Bamako. Plus de 60% de cette population a moins de 25 ans. L’enseignement du pays jadis fierté nationale est aujourd’hui trop souvent en crise. De plus les jeunes se retrouvent fasse à un problème de taille : le chômage. Certains secteurs sortent du lot en termes d’embauches, mais le contexte reste difficile pour les jeunes diplômés.Refaisons l’école malienne autour d’un verre de thé
Au Mali, il est coutume de voir les jeunes se rassembler autour d’un verre de thé en fin d’après-midi ou dans la soirée les week-end. Ce qui me frappe lors de ce séjour est de voir que de plus en plus de jeunes passent des journées entières de la semaine assis devant leur maison à boire ce même thé.
J’ai mes propres habitudes dans mon quartier. J’ai donc pris un verre avec des amis dans ma rue. Ils m’ont expliqué qu’ils se retrouvent en premier lieu face au problème de la formation suite à des problèmes de financement de l’enseignement : les professeurs font grève pour être (mieux) payé, les étudiants réclament leurs bourses d’études … malgré cela les années scolaires arrivent à être bouclées mais avec du retard.
L’école malienne se compose de 12 années d’études pré-bac allant de la classe préparatoire à la terminale. Les cycles supérieurs sont essentiellement formés des universités et centre professionnels.
4 Facultés:
- Faculté des Sciences et Techniques (FAST)
- Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH)
- Faculté des Sciences Juridiques et Economiques (FSJE)
- Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie (FMPOS);
3 Instituts:
- Institut Universitaire de Gestion (IUG)
- Institut Supérieur de Formation et de Recherche Appliquée (ISFRA)
- Institut Polytechnique Rural (IPR/IFRA);
2 Ecoles Supérieures:
- Ecole Nationale d’Ingénieurs (ENI)
- Ecole Normale Supérieure (ENSUP);
Le chômage touche aujourd’hui beaucoup (trop) de jeunes
Le deuxième problème (et le plus essentiel) auquel les jeunes maliens doivent faire face est le chômage. Leurs familles ont souvent fait beaucoup de sacrifices pour leur permettre de suivre un enseignement digne de ce nom.
A leur sortie ils se retrouvent face au double problème de l’inadéquation de certaines filières vis-à-vis de la réalité du monde du travail et au manque de recruteurs dans le domaine privé. En effet il est plus facile de trouver un travail en ayant une formation de dessinateur en bâtiment que de sociologue. De plus l’Etat est le plus grand pourvoyeur d’emploi, hors ses ressources sont forcément limitées.
Les secteurs qui embauchent le plus aujourd’hui sont la banque, les télécommunications et le génie civil. Hormis cela, nombre de jeunes utilisent le système « D » (débrouille) pour s’en sortir en tant que revendeurs de toute sorte de produits sur les marchés.
L’Etat met en place des structures d’accompagnement dans l’univers professionnel
Les politiques semblent prendre conscience du danger pour l’avenir que constitue la situation des diplômés. Des structures sont aujourd’hui créées dans le but d’assurer 3 objectifs :
- Accompagner les jeunes dans la recherche d’emploi
- Pousser les entreprises à embaucher
- Aider les jeunes entrepreneurs
Le plus connu des organismes est l’APEJ (….). Pas plus tard que ce mois-ci, cette structure a annoncé le prochain recrutement de 160 stagiaires à l’ONP (Office Nationale des Postes). Mais voilà ce sont « 160 » jeunes qui seront « en stage » dans une entreprise « publique ». En espérant que cela soit un exemple de l’amélioration de la situation.
Prochaine étape, le Bénin. Destination qui m’est encore inconnue à ce jour, mais que nous allons découvrir ensemble.
Afrique Intellect REinventons le réseau.
Précédemment :
Chroniques d’un séjour en terre africaine (partie 1/3)
3 réponses à “Chroniques d’un séjour en terre africaine (partie 2/3)”

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J’espère que la situation des jeunes va s’améliorer car cela représente un grand danger pour l’avenir du pays.
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George 4th septembre 2009 à 17:41
Ce dessin du Mali, ressemble à celui de tous les pays africains subsahariens. L’état à délaisser l’éducation et c’est un constat. La question que je me pose en tant que jeune africain : Quels sont les moyens dont je dispose pour contourner ce délaissement de l’état et m’offrir une formation qui me permettra d’obtenir du boulot ????
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jayside 5th septembre 2009 à 11:26
Il faudrait déjà commencer par viser des formations qui pourraient potentiellement m’apporter du boulot et pourquoi pas des formations à cycles courts (Bac +2) mais professionnalisantes. Malheureusement les solutions dépendent aussi du poids du porte-monnaie.
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jayside 27th août 2009 à 20:20