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Chroniques d’un séjour en terre africaine (partie 3/3)
Posté le 9th septembre 2009 Pas de commentaires
C’est via un vol de la compagnie malienne et après 2 heures que j’arrive à Cotonou en ce mardi soir en provenance de Bamako. Première impression : beaucoup de monde dans une salle de débarquement à l’ambiance bon enfant mais un peu étroite pour accueillir dans les meilleures conditions notre vol et celui provenant de Paris qui transportait 2 fois plus de passagers. C’est dire que ce pays, à bonne réputation et fort dynamisme économique, attire du monde.Quelques points clés du pays
Capitale politique : Porto-Novo
Capitale économique : Cotonou (la plus grande ville du pays)
Superficie : 112 622 km2
Population : 8 791 832 de Béninois
Langues officielles et nationales: Français, Fon-gbe, Yoruba, Bariba, Goun-gbe, Aja-gbe, Ayizo-gbe
Economie : Agriculture (40% du PIB), Mines et industries (15%), Communications et services (45%)
Une économie « boostée » par la présence du port de Cotonou
Lorsque l’on arrive d’un pays enclavé comme le Mali, la première chose qui frappe à Cotonou est bien évidemment la mer et le fameux port de Cotonou bien connu dans la sous-région. En effet l’activité portuaire est essentielle pour la vie du pays.
Les bateaux de marchandise y défilent, des centaines de personnes y travaillent, des dizaines de camions y entrent et en sortent chaque jour avec leur lot de containers. La proximité des ports de Lagos (Nigéria) et Lomé (Togo) favorise les échanges.
D’ailleurs un signe ne trompe pas sur l’importance du port : la présidence de la République se trouve juste en face.
La stabilité politique favorise le commerce
Le bénin est connu comme l’un des meilleurs exemples africains de démocratie. Pas question de guerres civiles ou autres atrocités dont on croirait l’Afrique truffée à tous les coins de rue en regardant certains médias hors du continent.
Conséquence, une activité commerciale intense qui se ressent dès que l’on commence à se promener dans les rues. Le marché Dantokpa de Cotonou en est l’exemple par excellence, il est d’ailleurs le plus gros d’Afrique de l’Ouest avec 1 milliards de FCFA (1,5 million d’euros) d’échanges par jour.
Tout n’est cependant pas beau
Lorsque l’on se promène dans les quartiers résidentiels et que l’on voit les impressionnantes demeures à 2, 3 étages pouvant facilement abriter 5, 6 chambres avec salle de bain et faisant la taille d’un studio en France chacune, on se dit « quel pays prospère ».
Malheureusement, il n’en va pas de même pour tout le monde. Comme cet ami que j’ai rencontré là-bas qui me précise que sa vie est faite de petits boulots au jour le jour pour nourrir sa famille.
Le Bénin souffre de maladies communes à de nombreux pays d’Afrique : corruption, clientélisme, secteur informel représentant 95% des échanges donc peu de ressources fiscales pour l’état.
Il reste donc à ce pays des points à améliorer mais il s’agit d’un des états africains les plus sûrs pour réaliser du business. J’en garde pour ma part un très bon souvenir et j’espère que vous y ferez également un tour à l’avenir.
Merci à toutes et tous d’avoir suivi en ma compagnie ce périple à travers une partie microscopique de mon cher continent. Merci à Arnaud, membre béninois de notre réseau pour sa relecture. J’ai adoré apporter ma contribution à cette belle aventure qu’est Afrique Intellect. Bravo à ses créateurs, animateurs et vous chers lecteurs. N’hésitez pas à faire comme moi et à proposer aux créateurs du site vos idées d’articles. Ils sauront les réaliser avec vous.
Afrique Intellect, REinventons le réseau.
A lire précédemment :
Chroniques d’un séjour en terre africaine (partie 1/3)
Chroniques d’un séjour en terre africaine (partie 2/3)
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