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Des emplois verts pour les jeunes Africains
Posté le 9th décembre 2009 Pas de commentaires
Nous sommes actuellement au cœur du Sommet de Copenhague présenté comme le grand rendez-vous de ce début de siècle pour sauver notre planète et son environnement. Les pays développés ont pris le leadership sur ce domaine en étant parallèlement et paradoxalement les plus pollueurs. Une économie verte naît dans ces états de manière durable. Il se pose donc la question de la place de l’Afrique dans cette nouvelle donne et en particulier du positionnement du continent vis-à-vis des emplois verts.Les Nations Unies confirment l’optimisme en matière d’emplois verts
Une étude commanditée par le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) constate l’impact non négligeable de l’économie verte sur l’économie mondiale. Elle rapporte surtout que les nouveaux défis environnementaux pourraient créer des millions d’emplois verts dans les décennies à venir.
Quelques chiffres
Le marché des services écologiques va passer de 1 370 milliards de dollars par an à 2 740 milliards par an (2 fois plus) d’ici 2020
Les prévisions d’investissement dans le secteur des énergies renouvelables devraient atteindre 630 milliards de dollars en 2030 et créer au moins 20 millions d’emplois de par le monde.
Au Nigéria, une industrie de bio-carburants basée sur les récoltes de manioc et de canne à sucre pourrait permettre un emploi durable de 200 000 personnes.
Les secteurs concernés
Energie renouvelable (moitié des investissements)
BTP
Transports
Industries de base
Agriculture et foresterie.
Conditions du succès du modèle en Afrique
La transition vers l’économie verte se devra d’être « juste » pour les pays les plus pauvres. Les pays développés l’ont été en polluant. Demander aux pays africains de se développer en produisant « écolo » aura un coût qu’il faudra les aider à supporter. De plus les secteurs qui souffrent le plus des changements climatiques sont les plus essentiels à la survie des pays les moins développés, alors qu’ils n’ont que très peu contribué à ces changements.
Ensuite le modèle devra fédérer et offrir aux millions de travailleurs pauvres un travail décent leur permettant de se nourrir et de nourrir leur famille. L’étude insiste sur la nécessité d’établir dans chaque pays un dialogue social efficace entre gouvernements, entreprises et partenaires sociaux afin d’atténuer les tensions et avancer le plus sereinement possible.
Alors jeunes Africains « du pays » ou de l’étranger n’hésitez pas à vous intéresser à ces nouveaux emplois qui sont dans l’ère du temps : énergie renouvelable, gestion des déchets, constructions écologiques, agriculture bio …
Afrique Intellect, REinventons le réseau.
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